100% bouquin

Victime n°4

La petite fille jouait dehors. Il n'était pas encore vraiment tard, le goûter venait à peine de passer. Elle faisait une couronne de fleurs. Son père devait rentrer bientôt. La silhouette arriva derrière elle. Ce n'était pas la grande silhouette, celle qui tuait, mais l'autre, la plus petite. Elle retira sa capuche et se pencha vers l'enfant. Elle lui souffla quelques mots en lui désignant une voiture. La fillette sourit et lui répondit joyeusement. Toutes les deux redressèrent et la silhouette ouvrit la portière. Sur la banquette arrière se trouvait un jeune chien. La silhouette la plus massive se tenait au volant et incita l'innocente à monter à bord pour toucher l'animal. Elle obéit avec joie mais une fois qu'elle fut à l'intérieur, la silhouette qui se tenait derrière elle lui plaqua un mouchoir imbibé de chloroforme sur les voies respiratoires. Elle s'effondra sur le siège et pendant que l’agresseur qui tenait le volant s'efforçait de retenir l'animal, l'autre ferma la portière. Puis elle fit le tour du véhicule à une vitesse stupéfiante, fit sortir le chien et l'aida à monter dans le coffre. Enfin, elle alla s'asseoir à la place passager, serrant un instant la main de sa complice, la grande silhouette.

La voiture démarra, roula, roula et roula encore jusqu'à atteindre un petit bois. L'enfant commençait à se réveiller.La grande silhouette sortit et ouvrit la porte.

La petite fille partit aussi vite qu'elle put, mais il faisait si sombre qu'elle ne savait pas dans quelle direction aller. Elle était si petite que la silhouette la rattrapa en quelques enjambées. Elle était si frêle que la légère poussée d'un grande main dans son dos la fit chuter. Quand elle se retourna, toujours allongée au sol, elle ne vit qu'on objet argenté, brillant comme une étoile, se rapprocher très vite, bien trop vite. La grande silhouette accomplit son habituelle besogne avant de s'en retourner vers la voiture dans laquelle l'autre était restée. Elle se glissa à la place du conducteur, fixa un moment sa compagne, lui caressa la joue et se mit en route pour le chemin du retour.

La plus petite silhouette s'était assoupie et n'avait rien vu de l'action, à la grande déception de son acolyte.  



25/09/2016
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