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Les grandes vacances

Version 2 : L'avion

 

J'adore prendre l'avion ! C'est toujours annonciateur des vacances (ou de leur fin...). Mais, avant d'arriver à destination, il y a tout un tas de choses longues et ennuyeuses à faire. 

D'abord, il y a une longue queue, pour l'enregistrement des bagages. Il faut trouver la bonne file, puis, s'y placer le plus vite possible et espérer qu'il n'y ait pas de problèmes. Si on a de la chance, ça se passe bien. Il peut pourtant y avoir de nombreux problèmes dès cette étape. Par exemple, des gens devant vous peuvent avoir plus de bagages que de raison. Ou bien, on peut vous annoncer que vos bagages sont trop lourds et qu'il vous faut payer un supplément. Donc, si c'est le cas, vous avez peu de chances que ça s'améliore par la suite.

Bon. Si vous avez survécu à cette première étape, passons à la suite. Après, il y a l'épreuve du filtre. Il faut ouvrir vos bagages à main, en sortir tout objet électronique, du portable à l'appareil photo, en passant par l'ordinateur et la tablette et les déposer dans des bacs. La pièce d'identité et le billet doivent eux aussi être déposés dans les bacs de plastique blanchâtre à la propreté douteuse. Les boissons ? Ne pensez même pas à les emmener. Finies ou pas, elles termineront au fond d'une poubelle sans autre procès que le regard blasé de l'employé qui vous les aura prises. Quand aux manteaux, il est trop suspect de les garder et vous avez aussi intérêt à vous en débarrasser, toujours dans les bacs blancs. Pareil pour les bijoux, ceintures et parfois même chaussures possédant une partie métallique (en gros, moins il vous restera de vêtements, mieux ce sera ). Après avoir effectué tous ces gestes en un temps record et avoir déposé vos innombrables bacs et vos sacs à main sur un tapis roulant, vous serez invité à attendre derrière quelques personnes pour passer le filtre. Bizarrement, à ce moment là, je suis fascinée par la petite lumière qui passe du rouge au vert. Si il ne vous est rien arrivé à l'enregistrement des bagages et que vous ne transportez pas de drogue ni de bombes, vous devriez pouvoir passer sans sonner. Et encore, ça m'est arrivé de sonner alors que je portais un T-shirt à manches courtes, une jupe sans poches et que j'avais dû retirer mes chaussures. Ce jour là, je n'ai pas pu m'empêcher de rire et, pliée en deux, j'ai demandé au pauvre homme qui ne faisait que son travail si il pensait que j'étais un danger.

Si vous êtes toujours là, et que vous êtes assis sur un siège assez inconfortable devant un porte avec un numéro, c'est que vous attendez d'embarquer. C'est bien, le calvaire est presque fini. Enfin, c'est ce que vous pensez. Mais non. Déjà, il arrive que l'avion soit en retard, et pas qu'un peu. Une de mes tantes a dû passer la nuit à l'aéroport. Elle n'était pas enchantée, croyez-moi. Ensuite, si il est à l'heure, que les hôtesses vous ont laissé passer après vérification de la pièce d'identité et du billet, il faut trouver votre place. Entre les parents qui hurlent sur leur rejetons, ces derniers qui pleurent, les vieux qui se plaignent et les pauvres stewards qui tentent de calmer le jeu, vous êtes vraiment dans un zoo bruyant. Si vous voyagez seul, priez pour ne pas avoir la place du milieu. Vous pourriez être en deux armoires à glace ou bien avec une vieille dame bavarde et un dormeur qui ronfle.

Le vol se passe en général plutôt bien. Si vous avez mal au oreilles, le chewing-gum est conseillé, et si dormez sans problèmes dans les transports, profitez-en pour faire une sieste. Mais de temps en temps, un enfant se met à brailler ou un personne quelconque se met à vomir. Tant que ce n'est pas votre voisin, ni vous, ça peut aller.

Vous avez atterri. Très bien, il n'y a pas eu de crash. Sinon, je suppose que vous l'auriez remarqué, mais on ne préviens jamais assez. Vous avez réussi à sortir de cet avion de malheur, et vous vous dégourdissez les jambes. Puis vous prenez rapidement le chemin de ce que j'appelle la salle d'attente. C'est l'endroit ou vous pourrez revoir vos bagages qui se trouvaient dans la soute. Mais le temps d'attente est plutôt aléatoire. A Vienne, les bagages son rendus à une vitesse ahurissante. A Paris, vous pouvez toujours les attendre. Et puis, les valises se ressemblent toutes maintenant. Enfin, celle de ma mère est ornée de fleurs et celle de son amie est orange vif, ce ne sont pas celles qui se perdent. Le mienne en revanche est noire, complètement passe-partout, et je dois donc rester sur mes gardes pour ne pas la rater.

Vous êtes sorti. Selon la période, vous êtes soit heureux et au soleil, soit déprimé et sous un ciel gris. Dans le premier cas, les vacances commencent, donc profitez-en. Dans le second, elles sont finies et je compati à votre désespoir. Mais dans un acte d'une ultime méchanceté, je vous glisse en passant un petit : "Bonne rentrée !"



06/09/2014
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